Les Pertuis Charentais

Les Pertuis Charentais

 Voir aussi : les limicoles dans les pertuis charentais

Les pertuis sont des zones maritimes abritées et délimitées en général par une ou plusieurs îles et un continent. Les Pertuis Charentais sont eux situés dans la région de la Rochelle sur la façade Atlantique à l’intersection des Régions Pays de Loire et Nouvelle Aquitaine. La Mer des Pertuis Charentais comprend un ensemble de trois Pertuis : le Pertuis Breton, le Pertuis d’Antioche et le Pertuis de Maumusson. Elle abrite une grande variété d’habitats naturels côtiers présentant pour certains d’entre eux des phénomènes très actifs d’érosion ou de sédimentation. Certains de ces habitats sont particulièrement riches et productifs car ils constituent les réceptacles des eaux de la Charente, de la Sèvre et en partie de la Gironde.

Cette richesse du milieu naturel a conduit l’Etat à mettre sous statut de protection fort, 4 sites en Réserves naturelles nationales : La Baie de l’Aiguillon, Lilleau des Niges, le Marais d’Yves et Moëze-Oléron.

Forts d’une grande variété de faciès naturels et de caractéristiques écologiques particulières, les pertuis présentent une faune et une flore riches, ainsi que des habitats spécifiques, liés en partie aux influences à la fois marines et continentales.

En ce qui concerne l’activité économique, les pertuis charentais sont la première zone de culture d’huîtres en Europe et la première zone mytilicole française. Le département de la Charente-Maritime est le deuxième en terme de fréquentation touristique en France.


 

Les limicoles dans les Pertuis Charentais

La situation abritée du littoral charentais de part la présence des îles de Ré et d’Oléron a pour conséquence la constitution de poche de faible dynamique où vont pouvoir se déposer les fins sédiments d’origine terrestre ou marine. Ainsi les baies de Marennes-Oléron, de l’Aiguillon, d’Yves et le fiers d’Ars vont abriter de vastes vasières au substrat extrêmement meuble qui vont constituer à marée basse les zones d’alimentation pour les limicoles. Au nord et au sud des Pertuis, s’étendent des plages ayant pour limites la Baie de Bourgneuf et le Bassin d’Arcachon. Ces plages de sable sont rarement fréquentées par les limicoles à l’exception de quelques espèces comme le Bécasseau sanderling et le gravelot à collier interrompu..

Ainsi l’ensemble des baies estuariennes et insulaires des pertuis constituent la première zone d’hivernage des limicoles en France avec en moyenne 150 000 individus recensés au pic de présence en janvier (en incluant les Tadornes de Belon). Le second site d’hivernage en France est la Baie du Mont Saint-Michel avec 50 000 individus.

  • Les oiseaux présents en hiver ont pour origine les contrées arctiques et boréales où ils effectuent leur reproduction.
  • Bon nombre d’oiseaux utilise également la zone comme site de halte migratoire avant la reproduction en provenance d’Afrique ou de la Péninsule ibérique. Ils peuvent également s’arrêter lors de leurs migrations automnales vers leurs quartiers d’hiver méridionaux.
  • Seules quelques espèces se reproduisent localement comme l’avocette élégante, l’échasse blanche ou le chevalier gambette et quelques barges à queue noires.
  • Quelques espèces sont plus rare sur les littoraux charentais et vendéens ayant des voies de migrations plus à l’est ou fréquentant préférentiellement des zones humides d’eau douce en arrière du littoral.