Les limicoles

Les limicoles

Les limicoles sont communément considérés comme les petits échassiers inféodés aux zones humides et plus particulièrement aux habitats littoraux tels que les vasières. Le groupe des limicoles est constitué de plusieurs familles de l’ordre des Charadriiformes aux côtés des laridés (Géolands) et des alcidés (pingouins). En anglais le terme pour les limicoles est « waders » et désigne les oiseaux à longues pattes divagant dans les eaux peu profondes afin de trouver leur nourriture. L’autre terme communément employé est « shorebirds » désignant les oiseaux de rivage


Crédits photos © Thierry Guyot, LIENSs

Les limicoles (du latin limus, « limon », « boue ») comprennent environ 210 espèces appartenant à 14 familles (Jacanidae, Rostratulidae, Dromadidae, Haematopodidae, Ibidorhynchidae, Recurvirostridae, Urhinidae, Glareolidae, Pluvianellidae, Charadriidae, Scolopacidae, Pedionomidae, Thinocoridae et Chionidae). Il s’agit des jacanas, huîtriers, échasses, avocettes, œdicnèmes, glaréoles, vanneaux, pluviers, bécasses, bécassines, barges, courlis, chevaliers, tournepierres et bécasseaux. Ces oiseaux sont associés à des milieux de zones humides intérieures ou côtières mais pas uniquement. Les espèces des régions arctiques et tempérées sont migratrices pouvant opérer de très longs trajets telle la Barge Rousse qui traverse l’Océan Pacifique pour rejoindre sa zone d’hivernage en Nouvelle Zélande depuis sa zone de reproduction en Alaska (11000 km en 8 jours sans se poser). Les espèces tropicales sont plutôt sédentaires.

Il existe en Europe autour de 25 espèces fréquentant de manière régulière ou ponctuelle les vasières intertidales. La plus petite espèce est le Bécasseau minute Calidris minuta qui pèse environ 15 g pour une envergure de 34 cm. La plus grande espèce est le Courlis cendré Numenius arquata qui pèse jusqu’à 1.3 kg avec une envergure maximale de 1 mètre.

Bécasseau minute – Calidris minuta © Thierry Guyot – LIENSs
Courlis cendré – Numenius arquata © Thierry Guyot – LIENSs

On note une très grande irrégularité de la présence des oiseaux au cours des saisons ainsi que de larges disparités de densités d’oiseaux sur les vasières. En effet, les limicoles effectuent, pour la plupart, des migrations sur de longues distances entre des zones de nidification boréales ou arctiques et des zones d’hivernage tempérées ou tropicales. Par exemple, le Bécasseau maubèche se reproduisant en Sibérie hiverne pour une partie de la population sur les côtes de l’Afrique du sud. Néanmoins, d’autres espèces se reproduisant en milieux tempérés ou tropicaux mais sur d’autres habitats, se maintiennent à ces mêmes latitudes au cours de la période hivernale. En conséquence, les oiseaux ne sont présents qu’en halte migratoire ou en période d’hivernage sur nos vasières littorales et sont rares en saison estivale.

Les limicoles des Pertuis sont présentés ici selon quatre catégories
Les limicoles hivernants
– Les limicoles uniquement présents en halte migratoire
– Les limicoles qui se reproduisant localement
– Les limicoles rares ou fréquentant d’autres habitats que les vasières et les marais.

Voir aussi :